Épillets chez le chien et le chat : comment les repérer et les éviter ?

- Catégories : conseils vétérinaire

Les beaux jours donnent envie de multiplier les promenades dans les champs, les parcs ou le long des chemins. Nos animaux en profitent pour courir dans les herbes et explorer chaque recoin… au risque de croiser un petit végétal bien moins inoffensif qu’il n’y paraît : l’épillet.

Très fréquent entre le printemps et la fin de l’été, il peut s’accrocher au pelage puis pénétrer sous la peau ou dans une ouverture naturelle. Une oreille soudainement douloureuse, des éternuements répétés ou une patte léchée avec insistance après une promenade doivent donc attirer votre attention.

Sommaire :

1- Qu'est-ce qu'un épillet ?

2- Où peuvent-ils se loger ?

3- Les signes à surveiller après une promenade ?

4- Peut-on retirer un épillet soi-même ?

Qu’est-ce qu’un épillet ?

Les épillets sont de petites parties sèches provenant de certaines graminées sauvages. On les reconnaît à leur forme allongée, à leur extrémité pointue et à leurs nombreuses petites barbules.

Ces barbules sont toutes orientées dans le même sens. Une fois accroché aux poils ou entré sous la peau, l’épillet progresse vers l’avant, un peu comme un minuscule harpon. Les mouvements de l’animal peuvent même faciliter sa progression.

On en trouve bien sûr dans les champs et les prairies, mais pas uniquement. Les parcs urbains, les terrains vagues, les jardins et les bas-côtés des chemins peuvent également en abriter. Lorsque les herbes sèchent et sont coupées, les épillets se détachent plus facilement et se retrouvent au sol.

Où peuvent-ils se loger ?

Les pattes sont particulièrement exposées, notamment les espaces situés entre les doigts et les coussinets. Les épillets peuvent aussi entrer dans une oreille, une narine ou se glisser sous une paupière.

Ils s’accrochent parfois au niveau des aisselles, de l’aine ou des parties génitales. Dans certains cas, ils traversent la peau et poursuivent leur chemin dans les tissus, ce qui explique pourquoi ils ne sont pas toujours visibles au moment où les premiers symptômes apparaissent.

Tous les animaux peuvent être concernés, mais les chiens au pelage long, dense ou frisé ont tendance à retenir davantage les débris végétaux. Les longues oreilles tombantes constituent également une cachette idéale.

Les signes à surveiller après une promenade

Le comportement de votre animal constitue souvent le premier indice. Les signes apparaissent généralement de manière soudaine, pendant ou juste après la sortie.

Si votre chien se met à éternuer plusieurs fois de suite, se frotte le museau avec les pattes ou présente un écoulement au niveau d’une seule narine, un épillet peut s’être introduit dans son nez. Un léger saignement est également possible.

Un animal qui secoue brusquement la tête, garde une oreille plus basse que l’autre ou refuse qu’on le touche peut avoir un épillet dans le conduit auditif. Même si la gêne semble diminuer après quelques heures, mieux vaut rester vigilant : cela ne signifie pas nécessairement que le végétal est ressorti.

Du côté des yeux, un larmoiement important, un œil fermé ou une rougeur doivent conduire à consulter rapidement. L’épillet peut se cacher sous une paupière et irriter, voire blesser, la cornée.

Enfin, une boiterie ou un léchage inhabituel d’une patte mérite une inspection attentive. Une petite rougeur entre deux doigts peut sembler anodine, mais elle peut évoluer vers un gonflement ou un abcès si un épillet a pénétré sous la peau.

Peut-on retirer un épillet soi-même ?

S’il est simplement accroché à la surface du pelage, vous pouvez l’enlever délicatement avec les doigts ou à l’aide d’un peigne. En revanche, dès qu’il semble engagé dans la peau, l’oreille, le nez ou l’œil, mieux vaut ne pas intervenir soi-même.

Une pince mal placée peut casser l’épillet ou le pousser plus profondément. Il ne faut pas non plus introduire de coton-tige dans l’oreille ni appliquer un produit auriculaire dans l’espoir de le faire ressortir.

Le vétérinaire pourra localiser et retirer le corps étranger avec le matériel adapté. Selon sa position et la douleur ressentie par l’animal, une légère sédation peut être nécessaire. Plus la consultation est rapide, plus le retrait est généralement simple.

Le petit rituel utile au retour des balades

En période à risque, prenez quelques minutes pour inspecter votre compagnon après chaque promenade. Commencez par les pattes, en écartant doucement les doigts, puis vérifiez les oreilles, les aisselles, l’aine et l’ensemble du pelage.

Un bon brossage permet d’éliminer les épillets avant qu’ils ne poursuivent leur chemin. Pour les animaux à poils longs, raccourcir légèrement les poils entre les coussinets et autour des oreilles facilite également l’inspection. N’hésitez pas à demander conseil à votre toiletteur ou à votre vétérinaire.

Dans le jardin, ramassez les herbes coupées et entretenez régulièrement les zones où votre animal aime se promener. Pendant les sorties, mieux vaut éviter les espaces envahis d’herbes hautes et sèches, en particulier au cœur de l’été.

En cas de doute, mieux vaut consulter

Un épillet peut paraître minuscule, mais il ne faut pas sous-estimer sa capacité à progresser dans les tissus. Si votre animal éternue sans arrêt, secoue la tête, ferme un œil, boite ou lèche toujours la même zone après une promenade, contactez votre vétérinaire.

Et pour faciliter le contrôle au retour des sorties, retrouvez sur Place des Vétos notre sélection de brosses, de peignes et de soins adaptés aux oreilles, aux yeux et aux coussinets.

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